Bangkok coupé du monde.
En dépit de cette situation, les voyagistes français ne veulent pas être alarmistes.
Joint par Le Monde à Bangkok, Jean-Paul Chantraine, patron d’Asia, l’un des plus importants voyagistes sur cette destination se veut rassurant : “Nous ne sommes pas vraiment dans une situation de crise. Pour l’instant, ce sont beaucoup de problèmes logistiques à régler. On a beaucoup de mal à obtenir des informations quant à un retour à la normale du trafic aérien qui, de tout évidence, prendra plusieurs jours.”
Même tonalité à l’office du tourisme de Thaïlande à Paris. Selon Prakit Saiporn, en charge de la communication, les touristes ont tous été dirigés vers les hôtels de Bangkok. “Des représentants du tourisme thaïlandais ont même été dépêchés dans chaque hôtel pour leur venir en aide”, assure M. Saiporn.
Les autorités du transport aérien ont autorisé l’aéroport de U-Tapao, situé à 150 km de Bangkok, à assurer des vols internationaux ce qui permet aux touristes de prendre un vol de retour.
Près de 300 touristes français seraient, selon l’association des tour-opérateurs français, concernés par le blocage des aéroports. Le président du Ceto, René-Marc Chikli, a recommandé à ses membres d’”accepter le report sans frais sur la même destination ou une autre destination du tour-opérateur à une date ultérieure (report valable pour une période maximum de 12 mois)”. Des dispositions valables, pour l’instant, pour des départs prévus jusqu’au 1er décembre.
Dans l’immédiat, tous les vols au départ de Paris pour Bangkok ont été suspendus dont ceux d’Air France. En revanche, la compagnie autrichienne Austrian Airlines a fait le choix d’utiliser l’aéroport d’U-Tapao avec un transfert en bus vers Bangkok.
La Thaïlande a accueilli 14,5 millions de touristes en 2007. Selon Kongkrit Hiranyakit, le président du conseil du tourisme de Thaïlande, à Bangkok, la fermeture de l’aéroport international de Bangkok fait perdre 5,4 millions d’euros de recettes par jour
(François BOSTNAVARON- “Le Monde”)










